La société de mécanique de précision LEBLANC mise sur la haute technologie et les machines-outils multifonctions Okuma.


Entre vents et marées, non loin de la pointe du Cotentin, aux paysages sublimes et sauvages, se trouve l’entreprise de mécanique de précision Leblanc SA, fondée en 1983 par Mr Leblanc et reprise en mars 2012 par deux salariés associés, Arnaud Buret (PDG) et Nicolas Passaretti (DG & Responsable de la Production), respectivement dans l’entreprise depuis 2003 et 2005.
Spécialisée dans l’usinage de pièces unitaires complexes dans des matériaux difficiles, l’entreprise Leblanc SA est précisément basée à Beaumont-Hague, à une vingtaine de kilomètres de Cherbourg, dans un environnement industriel très développé, notamment autour d’AREVA NC La Hague et de la DCNS Cherbourg (Direction des Chantiers navals – construction de sous-marins).

Une stratégie de développement pour transmettre une entreprise ‘en plein état de marche’
Le projet de reprise de l’entreprise, par les deux associés, remonte à 2006. A l’époque, l’entreprise jouit d’une bonne réputation par rapport à la qualité de ses produits, des pièces unitaires à des séries petites et moyennes (1 à 100 pièces). Ses deux principaux clients ne sont autres qu’AREVA NC et la DCNS Cherbourg qui représentent alors 80 % du chiffre d’affaires de la société.
Afin de transmettre son entreprise ‘en plein état de marche’, selon les souhaits des futurs repreneurs, Mr Leblanc leur laisse carte blanche pour la mise en place d’une stratégie de développement. Les futurs associés ont pour objectif de se démarquer de la concurrence afin de trouver de nouveaux marchés et de limiter, ainsi, la dépendance de l’entreprise vis-à-vis de ses deux principaux clients.

En 2007, l’entreprise obtient la certification ISO9001. En 2008, elle fait un saut technologique énorme avec l’achat d’une machine que l’on trouve encore très rarement dans une petite entreprise : un Tour fraiseur OKUMA Multus B300, tournage/fraisage avec broche de reprise (6 axes dont axe B positionné). En 2009, la crise est là et l’entreprise ne réalise pas d’investissements majeurs mais dès 2010, l’accent est fortement mis, à nouveau, sur le développement, avec une extension du bâtiment côté atelier et l’achat d’une seconde machine en janvier 2011. Il s’agit d’un Centre d’Usinage 5 axes simultanés avec fonction tournage OKUMA MU 500-VA-L, machine innovante et de très haute technologie, là encore rare dans une petite entreprise. En parallèle, les effectifs se renforcent au niveau commercial et technique.

La haute technologie Okuma, un avantage hautement concurrentiel pour les TPE : « En 2008, nous nous sommes équipés du Tour fraiseur Okuma MULTUS B300 tournage/fraisage avec broche de reprise, explique Arnaud Buret, une machine de renommée mondiale, d’une grande facilité de mise en oeuvre. Nous envisagions au départ un tour avec axe C. Mais la limitation en nombre d’outils et d’autres inconvénients nous ont finalement orienté vers un tour innovant, rigide, avec des fonctions de fraisage et de reprise performantes. »

Avant d’opter pour Okuma, les futurs associés contactent quatre des principaux constructeurs mondiaux de machines-outils. Ils se renseignent également auprès d’usineurs équipés en Okuma, certains ayant fait des essais comparatifs. « Après les premiers contacts, détaille Arnaud Buret, deux constructeurs sont restés en lice dont Okuma, distribué en France par la société COdeM, qui répondait au critère n° 1 de précision et fiabilité, puis de délai (machine en stock) et enfin de prix. »

« Nous avons procédé à des tests très cadrés, explique Nicolas Passaretti. Nous avons envoyé la matière, nos outils et nos plans de pièces chez les constructeurs et avons procédé aux essais nous-mêmes, directement sur les machines. Ce qui a fait la différence, c’est la rigidité de la machine Okuma. Les avis des usineurs contactés, qui avaient fait des essais comparatifs et pris une décision d’achat réfléchie, n’ont fait que confirmer notre choix. »

Arnaud Buret ajoute : « Rapidement, le Tour multifonctions Okuma Multus B300 est devenu un argument de vente, une excellente carte de visite. Nos concurrents de même taille n’ont pas les compétences pour faire fonctionner ce type de machine, il faut maîtriser aussi bien le tournage numérique que le fraisage numérique, sans oublier l’usinage en 5 axes que nous pratiquons depuis 1998. »

Il faut préciser que Nicolas Passaretti est un expert en programmation, un passionné qui dispose d’une double compétence en tournage et en fraisage. Et plus généralement, à l’atelier, l’équipe dispose d’un vrai savoir-faire, il n’y a pas de ‘presse-boutons’.

Des gains de temps jusqu’à 40% sur le Tour fraiseur Okuma Multus B300 tournage/fraisage avec broche de reprise. 
Arnaud Buret ajoute : « Sur le tour multifonctions Multus B300, nous usinons toute la pièce et obtenons jusqu’à 40% de gain de temps (30% en moyenne) en comparaison avec l’usinage traditionnel. Les opérations de tournage représentent 60 à 70% de l’usinage, 30 à 40% pour le fraisage. Avant, il nous fallait usiner un côté de la pièce sur un tour, puis le deuxième côté après manipulation. Ensuite, on procédait au fraisage 3 axes sur une première fraiseuse et enfin au fraisage 5 axes sur la deuxième. Avec quatre fois moins de manipulations, le taux de rebus est divisé par quatre et on supprime les risques d’erreurs humaines, ce qui est loin d’être négligeable. »
Alors que de nombreuses entreprises font encore le choix de deux machines distinctes, un centre d’usinage et un tour, la société Leblanc poursuit dans la même démarche et s’équipe, en janvier 2011, d’un Centre d’Usinage 5 axes simultanés avec fonction tournage OKUMA MU 500-VA-L. Là encore, la philosophie est identique, qu’il s’agisse d’une pièce simple ou complexe, celle-ci est totalement réalisée en une seule opération, il n’y a pas de démontage.
Arnaud Buret explique : « Nous souhaitions investir dans un centre d’usinage 5 axes de nouvelle génération avec fonction tournage, bénéficiant d’une grande rigidité et d’une grande dynamique pour des déplacements rapides, des parcours d’outils à grande vitesse. L’usinage 5 axes est complexe, certaines CN d’autres constructeurs n’arrivent même pas à lire les points suffisamment vite alors que la CN OKUMA est particulièrement performante. » Constructeur ‘Single Source’, OKUMA via l’équipe de COdeM en France, est l’unique interlocuteur pour l’ensemble du produit à savoir la mécanique et l’électronique. Il est également le seul à offrir une garantie de 5 ans sur la broche et la commande numérique de tous ses tours et centres d’usinage – pour toute machine neuve livrée en France depuis le 1er janvier 2010, pour toutes les broches jusqu’à 15 000 tours minute (hors collision) et tous les éléments électroniques à l’exception de ceux associés à un mouvement mécanique.

« Avec l’équipe COdeM/Okuma, explique Arnaud Buret, nous avons réalisé des essais en Autriche et préparé l’installation de la machine. La mise en route exigeait des compétences pointues, du personnel très qualifié. Ensemble, nous avons réussi à réaliser une pièce test parfaite, avec des précisions toujours comprises entre +/- 5 microns, que nous avions imposée. »

Le centre d’usinage OKUMA MU 500-VA-L est extrêmement rigide notamment de par sa structure portique, permettant ainsi à la société Leblanc l’usinage 5 axes de matériaux comme le titane et l’inconel. « Avec le centre d’usinage OKUMA MU 500-VA-L, précise Nicolas Passaretti, nous gagnons en état de surface, en précision et sur l’usure des outils. Près de 90 à 95 % de l’usinage est réalisé en fraisage, le tournage est un plus, mais quel gain de temps ! » En mode tournage, la vitesse de rotation est de 1000 tr/mn. La puissance de 15 kw est développée par un moteur à entraînement direct. La table de diamètre 500mm supporte 500kg.

Comparée aux machines proposées par les autres constructeurs, les machines-outils OKUMA disposent de fonctionnalités très pointues, révélatrices du savoir-faire du constructeur.
Arnaud Buret cite, par exemple, le « Load Monitor » (surveillance d’usinage) qui contrôle, en continu, les usures outils en évitant la casse. Ainsi, l’opérateur établissant de façon simple les limites d’usure et les seuils d’alerte peut laisser la machine travailler sans opérateur en toute sécurité.

Le dirigeant mentionne également le système de gestion de production « Mac Man » qui indique le taux d’engagement de la machine en temps réel.
Quant au « Thermo Friendly Concept », le concept de stabilité thermique maintient la machine dans des conditions stables et optimales et permet également à la broche de conserver toute sa précision, même à grande vitesse grâce à la maîtrise et à la compensation des dilatations thermiques de la machine. Nicolas Passaretti explique : « Avec une température de 18° le matin et de 24° l’après-midi, on a obtenu 5 microns d’écart sur une série de pièces, ce qui est gage d’une grande stabilité de la machine.»

Quand qualité et réactivité riment avec nouveaux marchés.
Lors de la reprise de l’entreprise, en mars 2012, les associés ont atteint leur objectif : les deux principaux clients ne représentent plus 80 % du chiffre d’affaires de l’entreprise mais 55 %. En effet, grâce aux investissements réalisés, à la forte implication de ce duo et à l’équipe qu’ils ont su fédérer, les efforts de développement ont porté leurs fruits : l’entreprise a gagné de nouveaux marchés, avec des pièces à forte valeur ajoutée. Il s’agit, par exemple, de pièces pour l’industrie pétrolière, de pompes et de compresseurs.

Le chiffre d’affaires 2011 est de 1,85 millions d’euros, il était de 1,2 millions d’euros avant les investissements. L’entreprise compte quatorze salariés avec une moyenne d’âge d’environ 35 ans. « Des recrutements sont en cours, précise Arnaud Buret, facilités par nos équipements de haut niveau, notamment les 2 machines Okuma, qui attirent des jeunes de qualité. » Plus de 30 % des usinages sont effectuées sur les 2 machines OKUMA. L’entreprise Leblanc ne dispose plus que d’une seule machine conventionnelle à l’atelier, tout le reste du parc est numérisé. Il compte 6 tours, 3 centres d’usinage, 2 fraiseuses, 2 érosions à fil, 1 érosion enfonçage et 1 tridimensionnelle.
« Nous n’avons pas la réputation d’être parmi les moins chers du marché, explique Arnaud Buret, mais de produire des pièces très techniques, de grande qualité, notamment concernant la traçabilité, les états de surface et le contrôle dimensionnel strict. Certains de nos clients font aussi de l’usinage, ainsi que le montage chez eux et disent apprécier les pièces de haute qualité que nous leur fournissons. La certification ISO fait également la différence. Aujourd’hui, nous nous positionnons face à des entreprises de 40 à 50 personnes, tout en ayant une réactivité bien meilleure. »

L’objectif des dirigeants est de fidéliser les nouveaux clients et de développer, avec eux, des parts de marché. A moyen terme, l’entreprise Leblanc SA vise l’aéronautique en sous-traitance.

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Lien vidéo : Usinage 5 axes continus d’un coude en inox sur centre d’usinage OKUMA MU 500-VA-L

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