COUSSO et OKUMA, cela dure depuis 25 ans…


L’entreprise COUSSO a été créée par Daniel Cousso en 1978 à Nogaro. Alors âgé de 24 ans, Daniel Cousso et son épouse n’avaient qu’une envie, revenir dans leur région natale. Technicien de formation, après de vaines recherches d’emploi, Daniel Cousso ne voit pas d’autre alternative que celle de créer sa propre entreprise à Nogaro. A l’époque, il n’imaginait pas une seule seconde que les Ets Cousso allaient se développer jusqu’à devenir fournisseur de rang 1 pour l’aéronautique, réaliser plus de 15 millions de chiffre d’affaires en 2012 et disposer d’un effectif de 130 personnes.

L’entreprise Cousso est spécialisée dans l’usinage de pièces complexes mécaniques pour l’aéronautique, dans des matériaux durs –acier THR, titane, inconel…- et alliages légers. Il s’agit de petites et moyennes séries d’environ 20 pièces. 7 % de l’activité sont dédiés au montage de sous-ensembles complets de petites et moyennes dimensions. Dans le Top 5 des clients de l’entreprise, citons Messier-Bugatti-Dowty, Turboméca, Dassault, Airbus et Aérolia. 94 % de l’activité est réalisée dans l’aéronautique, 5 % dans l’armement et 1 % dans le secteur pétrolier.

De l’artisanat au fournisseur de rang 1 pour l’aéronautique

Mais revenons quelques instants au tout début de l’histoire de cette entreprise. Daniel Cousso démarre son activité dans le secteur aéronautique, en tant qu’artisan, puis fournisseur de 2ème niveau, et rapidement il travaille avec Messier-Bugatti et Turboméca pour les opérations de délestage. Il s’agissait de travail à façon au départ, puis il a fallu finir les pièces, les contrôler, les protéger, acheter la matière jusqu’à fournir des sous-ensembles.

« Je n’avais pas prévu une telle évolution, explique Daniel Cousso, lorsque j’ai créé l’entreprise. Jusqu’à cent personnes, j’arrivais à tout suivre mais ensuite j’ai dû structurer la société, mettre en place une carte de processus, un comité de direction. » L’épouse de M. Cousso travaille toujours à ses côtés, en tant que DAF –Directeur Administratif et Financer. Ensemble, ils s’occupent des investissements. Daniel Cousso –toujours détenteur à 100 % des Ets Cousso- dirige la partie technique et décide avec ses collaborateurs pour le choix des machines.

A l’atelier, on trouve 25 machines CN dont 1 centre d’usinage 5 axes palettisé -10 palettes-, 7 centres d’usinage horizontaux palettisés 4 axes -2 à 6 palettes-, 7 centres d’usinage verticaux 4 axes –dont 1 pendulaire-, 4 tours à commande numérique 2 axes, 5 centres de tournage 9 axes contrôlés -5 axes simultanés-, des machines à graver micro-percussion / fraise et 6 machines conventionnelles.

Un partenariat de longue date avec OKUMA, du tournage aux centres d’usinage, en passant par les machines multifonctions

Dès 1987, après avoir consulté les principaux constructeurs de machines-outils, l’entreprise Cousso fait confiance au constructeur Okuma. Les investissements ont débuté avec les Tours Okuma -LB25 bi-tourelles, LR15, LB25 en 1997, LB35 en 2005. « Qu’il s’agisse de tours Okuma 2 ou 4 axes, explique Daniel Cousso, il est très facile de s’approprier la CN, la programmation est d’une grande simplicité avec leur système conversationnel IGF. Et bien entendu, ces machines ont fait leur preuve, elles sont d’une grande fiabilité et d’une grande rigidité. »

Pendant quelques années, en raison de relations commerciales jugées insatisfaisantes avec le distributeur OKUMA de l’époque, l’entreprise Cousso investit dans des machines multifonctions d’un autre constructeur.
Puis, explique Daniel Cousso: « En 2011, j’ai été très heureux d’apprendre que COdeM, distributeur des machines OKUMA depuis 2007, s’implantait dans la région –COdeM/Fayard à Toulouse. Pour nous, cela est très rassurant, nous avons besoin de proximité. Alors dès octobre 2011, nous n’avons pas hésité, nous avons choisi OKUMA et investi dans nos deux premiers centres d’usinage Okuma MA600 4 axes bipalettes, puis dans un tour-fraiseur Multus B400 début 2012. A l’atelier, les techniciens étaient demandeurs de matériel Okuma en raison de sa fiabilité, sa précision et sa rigidité. Les états de surface sont impeccables et le rapport qualité/prix intéressant. Quant à l’équipe COdeM-Fayard, elle fait preuve d’une grande réactivité. »

Avec les machines multifonctions Multus, le cycle d’usinage est passé de deux mois à une semaine.

Beaucoup de pièces, auparavant réalisées sur des tours et des fraiseuses, sont maintenant usinées sur une seule machine, le tour multifonction Multus en 5 axes. «Sur le tour multifonction Okuma Multus B400 , explique Benoît Saint-Germain, nous avons récemment usiné une pièce de qualité, de -3 à 9 microns, avec un alésage de diamètre 30 fait par retournement et aligné. Sur cette machine, la pièce est usinée en une seule prise. On évite tout risque d’erreur humaine lors des posages. Et surtout, on ne gagne pas en ‘temps copeau’ mais le cycle de fabrication de la pièce est grandement réduit. Avant, il fallait deux mois de cycle pour l’usinage, maintenant, tout est fait sur la même machine et, en une semaine, la série est terminée. Tous les encours de production sont diminués, on gagne en temps de réglage, en outillage, en qualité et en compétitivité. »

Aujourd’hui, la capacité d’industrialisation des Ets Cousso est de une pièce et demi par jour. On trouve une multitude de typologies de pièces à réaliser. En 2011, l’entreprise a industrialisé 300 nouvelles pièces et en a modifié tout autant. Certaines pièces, avant usinage, valent déjà quinze mille euros.

A l’atelier, trois équipes travaillent en deux fois 9 heures, du lundi au samedi. La nuit, les machines tournent seules. La moyenne d’âge générale, dans l’entreprise, est de 37 ans. « Le plus difficile, précise Daniel Cousso, c’est de recruter. J’envisage même, faute de trouver d’autres solutions, de m’associer à d’autres chefs d’entreprise afin de créer notre propre école de formation en mécanique et tôlerie. Mais cela est compliqué, cela demande du temps et il faut plusieurs années pour former quelqu’un à réaliser des pièces complexes de haute précision. »

Investir et automatiser afin de rester compétitif

Vous l’aurez compris, il n’y a pas de secret, Daniel Cousso est quelqu’un qui va de l’avant: « La concurrence est forte dans l’aéronautique, nous nous devons d’investir afin de rester compétitifs et de nous positionner en Rang 1 majeur des grands donneurs d’ordres par la réalisation de prestations complètes d’ensembles et WorkPackages –prototypes, séries, rechanges- ; ainsi que sur les marchés de produits usinés à géométrie complexe en métaux durs et alliages légers ; et enfin sur les marchés de montage de sous-ensembles complets –mécanique et/ou tôlerie- de petites et moyennes dimensions. »

Près de 10 millions d’euros d’investissements sont prévus dans la période 2013-2016, les maîtres mots étant compétitivité et automatisation afin d’assurer le développement futur de l’entreprise. Au niveau foncier, la limite capacitaire étant atteinte, Daniel Cousso va procéder à l’extension de l’atelier -plus de 2400 m2 et 1000 m2 en sous-sol- et rapatrier le magasin matière qui avait été délocalisé. Pour ce qui concerne les moyens matériels, de nombreux investissements sont prévus dont de nouvelles machines pour l’usinage en 5 axes simultanés et une ligne FMS –système de fabrication flexible- avec un robot Fastems sur les centres d’usinage Okuma prédisposés pour recevoir ce robot afin d’augmenter la productivité et abaisser les coûts. Vous l’aurez compris, l’histoire entre Cousso et Okuma est loin d’être terminée…

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