AB MECA est le 1er utilisateur du tour GENOS OKUMA en France


L’entreprise de mécanique générale a choisi l’usinage Haute Technologie à moindre coût. Bilan : facilité de mise en œuvre, fiabilité, haute précision et gains de temps de 50% en préparation et en exécution.

Basée à Ancerville dans la Meuse (55), l’entreprise de mécanique générale AB MECA a été créée en décembre 2009, suite au rachat d’une société de mécanique générale alors en cessation d’activité, avec l’aide du GIP Objectif Meuse, EDF, la Commune d’Ancerville, AREVA, le Pôle emploi de Bar-le-Duc et la Chambre de Commerce de Bar-le-Duc. A la tête de AB MECA, Marc Hermand, un homme passionné et très expérimenté. Dans la mécanique depuis 1986, il a franchi toutes les étapes, de l’atelier à la direction technique, en passant par la maîtrise. Associé à deux anciens collègues, Pascal Malthiery et Olivier Saczuk, il rachète le matériel de production aux enchères. AB MECA démarre son activité à trois personnes, génère des bénéfices dès la première année et réalise un chiffre d’affaires de 768 000 € en 2010. Fin 2011, l’entreprise compte 15 salariés pour un chiffre d’affaires de 1,1 million €. Un chiffre d’affaires de 1,2 millions € est prévu pour 2012, avec 10 % de bénéfices.

« Cela n’a pas été simple », commente Marc Hermand, « 2h avant la vente, les banques n’avaient pas encore donné leur accord. Mais notre dossier était solide, j’avais même obtenu des promesses de commandes d’anciens clients ». Spécialisée dans la pièce unitaire, le prototypage, la réparation, la maintenance industrielle et le montage d’outillages, AB MECA compte environ cent clients issus du secteur alimentaire, de la métallurgie, la chimie, le bois et la plasturgie. Parmi les principaux clients, citons Arcelor Mittal (métallurgie), Ferry Capitain pour la maintenance industrielle de leurs immenses machines (1ère fonderie en France -en taille de pièces- qui travaille pour le nucléaire et l’exploitation des mines) et la fourniture/réparation de pièces tels les galets de ponts, écrous et vis. Autre référence importante, Essilor et BBGR, les glaces MIKO, Ferro (production de poudre d’email) pour l’entretien des machines de broyage et des fours.

La force d’AB MECA ? Sa capacité à produire/réparer des pièces en un temps record. « Lorsqu’une machine est arrêtée chez un client, c’est la catastrophe, explique Marc Hermand. Nous réussissons à remettre en route leur machine en quelques jours. Sans notre intervention, plusieurs semaines sont souvent nécessaires. »

Pour y parvenir, Marc Hermand a mis en place, dès le départ, une stratégie très clairement définie, basée sur les hommes, le savoir-faire et les machines. Il s’agit de produire avec les moyens de production les plus performants possibles, tout en maintenant un effectif de 15, 20 personnes maximum afin de conserver toute la souplesse de l’unité de production. Gérant majoritaire, Marc Hermand est en charge de la gestion commerciale, humaine, financière, des investissements et du Bureau d’Etudes de l’entreprise. Ses associés animent le fonctionnement de la production, chacun dans son corps de métier respectif, à savoir le fraisage et le tournage.

Avant tout, Marc Hermand mise sur l’humain et le savoir-faire. « Je veux et fais en sorte que chacun se sente bien dans l’entreprise. C’est indispensable pour avoir envie de travailler et pour effectuer un travail de valeur. Et puis, nous sommes une petite équipe, la taille idéale pour des relations humaines de qualité. » Autre point stratégique d’importance, l’organisation interne avec l’accent mis sur la production. Sur les 14 salariés, on compte 11 opérateurs à l’atelier qui travaillent en 2/8, 1 technicien au Bureau d’Etudes et seulement 2 administratifs dont Marc Hermand.

L’équipe est jeune car Marc Hermand anticipe : « J’ai recruté des jeunes pour les former à la culture de l’entreprise. Je mets l’accent sur une politique salariale forte et une souplesse au niveau des horaires. L’idée n’était pas de recruter des personnes de mon âge, expérimentées, même si c’est tentant car c’est très dangereux. Quand le patron prend sa retraite, tout le monde suit et le savoir-faire s’envole. Dans vingt ans, si tout se passe bien, mon fils aîné me succèdera et il faut qu’il puisse s’appuyer sur une équipe solide. Il travaille déjà dans l’entreprise, à l’atelier, j’ai voulu qu’il démarre à la base. Et puis pour convaincre un nouveau client, il faut vingt ans de savoir-faire : être capable de discuter des pièces à réaliser, savoir comment les faire pour établir un devis. Notre métier est compliqué et pointu, pour réussir, il faut être passionné et pas uniquement gestionnaire. »

Pour recruter, Marc Hermand ne s’est pas tourné vers l’apprentissage en alternance qui implique l’absence du jeune quinze jours par mois et des formateurs qu’il juge souvent trop éloignés de la réalité de l’entreprise. Il s’est appuyé sur le programme AFPR de Pôle Emploi qui prend en charge les trois premiers mois de salaire.

Les moyens de production ont été rachetés par AB MECA : des machines-outils traditionnelles et une douzaine de machines-outils CN, d’anciens modèles dont certains étaient à remplacer. Quelques machines ont été vendues pour financer le fond de roulement. Deux machines-outils neuves ont également été reprises : un tour MAZAK de capacité moyenne et un Centre d’Usinage OKUMA MB-56VA disposant d’un 4ème axe qui avait été choisi, à l’époque, par Marc Hermand.

Fin 2010, AB MECA investit dans un nouveau tour OKUMA et s’équipe de la première machine GENOS vendue en France par la société COdeM, le Tour GENOS L200E-M. Marc Hermand explique : « Nous produisons des pièces unitaires qui nécessitent un temps de préparation et de programmation important. Nous avions besoin de nous équiper d’un tour de petite capacité, disposant d’une mise en œuvre rapide, d’une Commande Numérique ultra simple, d’une mécanique fiable et d’un Service-Après-Vente impeccable ».

D’autres constructeurs de machines-outils ont été consultés par AB MECA mais « pour un prix identique au Tour GENOS, les machines des autres constructeurs sont de qualité moindre, elles sont moins robustes et ne sont pas garanties 5 ans. De plus, leur précision en usinage n’est pas de 4 microns mais plutôt entre 15 et 20 microns (départ à froid), c’est une vraie différence ! », précise Marc Hermand qui réalise sur le Tour GENOS les outils de façonnage du verre d’Essilor avec un usinage à 4 microns près.

Le Tour OKUMA GENOS L200E-M utilisé par AB MECA comprend les options de fraisage, CN conversationnelle, récupérateur de pièces, l’interface embarreur et comme accessoires, le convoyeur à copeaux et l’aspirateur de fumée qui garantit la santé de l’opérateur. « En un an d’utilisation du Tour GENOS, le prix de la machine a été facturé, remarque Marc Hermand. Le Tour GENOS va être amorti sur deux ans. »

Marc Hermand ajoute : « GENOS a remplacé 3 tours CN ancienne génération et la production est identique, avec un seul opérateur. Par rapport à l’ancien matériel, le gain de temps de préparation est de 50 %, celui d’exécution également. » Avant, il fallait 6-7 mn pour faire une pièce. Aujourd’hui, 3-4 mn suffisent. Quant au temps de mise en œuvre, il est d’une demi-heure aujourd’hui alors qu’il était d’1h avant GENOS. De même, il fallait compter 1 à 2h d’arrêt des machines par semaine avec l’ancien matériel. Depuis que nous utilisons GENOS, aucune panne n’a été signalée, la machine a été arrêtée en tout et pour tout 3h pour entretien. »

Comme le souligne Jean-François Bourdon, Chargé d’Affaires chez COdeM, « la gamme GENOS du constructeur japonais OKUMA n’est pas une gamme ‘low-cost’, sous-entendu de moindre qualité. Les tours d’usinage mono-tourelle GENOS sont de conception mécanique extrêmement robuste, équipés de la même CN que les autres machines OKUMA et ils bénéficient des mêmes conditions de garanties exceptionnelles. » Au total, la gamme GENOS compte quatorze machines autour de spécifications pour la mécanique générale, incluant le pilotage de l’axe Y et la contre broche. Des robots de chargement et autres systèmes d’automatisation peuvent être associés à la machine pour l’adapter à tous les besoins d’un atelier.

Chez AB MECA, l’opérateur qui pilote le Tour GENOS n’est autre que le fils aîné de Marc Hermand, amené à lui succéder plus tard. Jean-Etienne Hermand commente «Sur le Tour GENOS, tout est très rapide : la programmation, la mise en place des outils, le changement des mors.» Et Marc Hermand d’ajouter : « Mon fils ne connaissait pas le métier et en deux mois, le Tour GENOS produisait ses 10 000 euros par mois. La CN conversationnelle, adaptée à la production de pièces unitaires, est très conviviale, instinctive au niveau de la programmation et très facile d’utilisation pour la ‘génération Playstation’. Je suis ravi de l’achat de ce Tour GENOS et, par rapport à son prix, totalement bluffé par sa facilité de prise en main et ses performances ».

La relation avec COdeM est basée sur la confiance et le partenariat. AB MECA ne sollicite pas le SAV de COdeM car le Tour GENOS est fiable et il bénéficie d’une garantie de 5 ans sur la broche, hors collision, et sur la Commande Numérique, comme toutes les machines-outils OKUMA vendues exclusivement en France par la société COdeM. «Lorsque nous appelons le service Application chez COdeM, pour l’acquisition de connaissances, note Marc Hermand, nous obtenons toujours la réponse à notre question. Chez d’autres constructeurs majeurs, ça n’est pas la même chose, les ‘gros’ clients sont privilégiés et on ne nous rappelle pas. »

 

AB MECA et COdeM ont une relation également basée sur le partenariat. Jean-François Bourdon précise : « Lorsque nous avons besoin de faire une proposition qui sort du standard de la machine, pour l’usinage de pièces spécifiques, nous confions à AB MECA la pré-étude pour la prise de pièces. Nous sommes certains d’obtenir une réponse rapide et un chiffrage. » Il ajoute : « Il faut dire que Marc Hermand est un inventeur, il trouve toujours la solution à un problème technique. Il a déjà créé des appareillages totalement innovants qui mériteraient le dépôt de brevets. Il a, par exemple, conçu un trocard pour un chirurgien, basé sur un système de pièces à compensation. Il s’agit d’un appareillage destiné à percer la peau et permettre le passage d’une caméra ou d’outils de chirurgie. »

Les projets de Marc Hermand ne s’arrêtent pas là. Dans les mois à venir, il compte bien acquérir les locaux occupés et loués par la société AB MECA puis investir dans un nouveau Centre d’Usinage……OKUMA. A suivre.

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